oOoOoOoOo
==========Dans un quartier situé en plein centre de Londres, se trouvaient de nombreux magasins moldu, plus chic les uns que les autres. Ces magasins avaient chacun une spécialité. L'un vendait des vêtements pour homme, l'autre des vêtements pour femmes, celui à l'opposé vendait des chaussures ... bref, il y avait de tout. Cependant, il y avait également un grand magasin étant en pseudo rénovation. Ce que les moldu ignoraient c'était que derrière ce magasin qui avait pour enseigne « Purge et Pionce Ltd » cachait en réalité un centre hospitalier pour sorcier. Ce centre était appelé l'hôpital Ste Mangouste. Chaque jour de nombreux sorcier y étaient transférés pour des raisons diverses. Mais cela faisait depuis plus de six ans maintenant, que chaque jour, entrait un nombre importants de personnes blessées. Depuis la montée en puissance de Voldemort, il en arrivait un nombre important. L'hôpital a cinq services répartis par étage, plus un dernier étage qui logeait un salon de thé et une boutique. Au rez-de-chaussée, on s'occupait des patients blessés par des accidents matériels. Au premier étage étaient soignées les plaies causées par des créatures vivantes. Au deuxième il s'agissait des maladies contagieuses. Au troisième étage c'étaient les empoisonnements par potions et plantes et enfin au quatrième étage étaient soignées les victimes de sortilège.
======Le soleil venait de se lever. Les rayons perçaient à travers les nombreuses fenêtres de l'hôpital. Parmi toutes ces chambres accueillant le jour, l'une d'elles était bien plus éclairée que les autres. Elle se situait au quatrième étage. Dans cette chambre, il y avait trois patients. L'un d'entre eux était une femme au visage maigre et usé. Ses yeux semblaient trop grands et ses cheveux, devenus presque blancs, étaient fins et ternes. Dans le lit d'à côté, reposait un homme aux mêmes caractéristiques que la femme. Tous les deux étaient dans le même état. A l'opposé des deux personnes se trouvait un autre patient. C'était un homme aux cheveux noirs ébène, mi-longs. Il semblait dormir profondément. Ses mains étaient posées sur son torse. La porte s'ouvrit. Une infirmière poussant un chariot, sur lequel étaient posés deux bassines d'eau avec un gant à l'intérieur dans chaque, entra. Elle se dirigea d'abord vers le patient endormi.
-
Bonjour Monsieur Black. Prêt pour votre toilette ? ======Elle sortit sa baguette, et d'un mouvement de poignet, elle releva délicatement le dossier du lit d'hôpital. Elle avança le chariot de façon à ce qu'il soit près du patient afin de se faciliter l'accès à la bassine pour le nettoyage.
-
C'est vrai que d'habitude je ne vous demande pas.======Bien qu'elle lui parlait, le dénommé Black ne répondait pas, toujours endormi. Alors l'infirmière prit le gant, l'essora, et commença à nettoyer le visage. Seulement, au bout de trois gants de toilettes, le patient saisi d'un coup brutal le poignet de l'infirmière qui, sous le choc, laissa tomber le gant et recula en percutant le chariot. La bassine glissa du chariot et l'eau fut éparpillée par terre. Le jeune Black relâcha le poignet et se mit à respirer avec difficulté.
-
Vous êtes réveillé ? demanda l'infirmière qui tentait de se calmer.
======Le patient regarda autour de lui. Au fut et à mesure que les secondes passaient, sa respiration se fit plus régulière. Il regarda autour de lui, en cherchant toujours à respirer normalement, tout en murmurant « y'a un problème ! ». Voyant l'état du jeune homme, l'infirmière tenta de le rassurer, bien qu'elle ne le soit pas elle-même.
-
Ce n'est rien ... ce n'est rien ... vous ... vous avez eu un accident.======Étant impuissante face à cette situation, la femme alla chercher un médicomage. Elle se dirigea donc vers la porte de la chambre et appela à travers le couloir le plus proche des médicomages spécialisés à cet étage.
-
Monsieur Trane ! Venez vite, chambre Janus Thickey !======Voyant l'état dans lequel était la jeune infirmière, le dénommé Trane alla la rejoindre dans la chambre précisée. Une fois entré dans la pièce, l'infirmière lui dit, toujours tremblotante :
-
Regardez qui est là ! Sirius est réveillé !======Le médicomage prit le dossier du jeune Black qui était posé au pied du lit, l'ouvrit et le regarda. Il regarda Sirius qui lui-même regardait ses bras, demandant ce qui lui était arrivé. Après avoir lu quelques ligne du compte rendu de l'état du patient, le médicomage se tourna vers celui-ci.
-
Je suis content de faire votre connaissance. Je suis le médicomage Trane.-
Dîtes-moi ... qu'est-ce que j'ai ? demanda Sirius, perturbé.
-
Vous êtes à Ste Mangouste, à l'étage spécialisé pour les longs traitements. Vous avez souffert de blessures au c½ur mais également des blessures cérébrales très graves.======Choqué par la nouvelle, Sirius chercha quelque chose à dire, puis il finit par demander :
-
Et c'est quoi des blessures cérébrales ... pas graves ?======Le médicomage sourit mais d'un sourire triste. Il soupira et continua la lecture du dossier. Pendant ce laps de temps, le jeune Black tenta de bouger. En vain.
-
Je ne peux plus bouger mes jambes. S'affola-t-il.
-
Avec une thérapie physique tout va s'arranger. Vos muscles sont atrophiés.-
Atrophiés ? Atrophiés ? fit-il encore plus paniqué.
... Atrophiés ? ... Mais Monsieur, hier soir j'étais sur le chemin de traverse.-
Vous êtes resté dans le coma pendant six ans.-
Six ans ?-
Nous avions un petit espoir que vous puissiez vous réveiller, mais on était loin de vous voir retrouver certaines capacités. ======Voyant que son patient le fixait, cherchant à en savoir plus sur sa santé, le médicomage poursuivit.
-
Votre état a été aggravé par des cicatrices cérébrales provenant d'une blessure précédente ... peut-être dans votre plus tendre enfance ... vous vous souvenez ?======Des souvenirs revinrent dans l'esprit de Sirius Black. En effet, quand il était enfant, il avait subi bien des douleurs, notamment à la tête. Quand il tombait, ne pouvant tenir sur ses jambes à cause de la douleur qu'il éprouvait de par la torture que ses parents lui infligeaient, il se cognait souvent la tête contre le sol dur. Cependant il garda cela pour lui. Voyant qu'il ne répondait rien, le médicomage estima qu'il était préférable de le laisser se reposer après toutes ces révélations.
-
Bon, nous aurons le temps de vous poser des questions plus tard. Nous devons faire des tests le plus vite possible. ... Hélène, fit-il en se tournant vers l'infirmière qui avait fait évaporer l'eau d'un coup de baguette,
vous voulez bien le débarbouiller et ... on commencera aussitôt. Je suis content de vous voir.======Sur ces mots, le médicomage sortit de la chambre pour aller s'occuper des autres patients, laissant Sirius avec toutes ses nouvelles connaissances. L'infirmière avait remis de l'eau dans la bassine à l'aide d'un sort. Elle trempa le gant dans la bassine, tout en regardant le jeune Black.
-
Il ne faut surtout pas vous sentir gêné pour quoi que ce soit. Ça fait six ans maintenant que je vous lave.======Elle essora une fois encore le gant humide puis le posa sur le cou de son patient. Puis quelque chose d'étrange se passa. Au contact du gant avec sa peau, Sirius se sentit aspiré dans une autre dimension. Une fois encore, il attrapa brutalement le poignet d'Hélène, les yeux fermés.
Quand il les rouvrit, quatre hommes à capuche se tenaient dans la pièce. Ils étaient dos au jeune Black et encerclaient un homme qui portait une petite fille dans ses bras. Les quatre hommes avaient leurs baguettes pointées sur leurs victimes. La petite fille pleurait. L'homme qui devait être son père la protégeait malgré le fait qu'il soit désarmé. Alors Sirius se mit à crier.
- Maggie, Kévin ! Sauvez-vous !
======Cependant, il voyait toujours Hélène qui était à côté de lui, toujours tenue par le poignet. Celle-ci devint livide quand elle entendit les prénoms de son mari et de sa fille, prononcés par le jeune Black.
- Maggie ? C'est ma fille ! Et Kévin est mon mari ! Comment les connaissez-vous ?
- Votre famille est encerclée par des Mangemorts en ce moment. Expliqua-t-il tout en essayant de comprendre lui-même. Par Merlin, mais faîtes quelque chose, ils vont se faire tuer.======Puis la vision disparut. Malgré le choc que cela lui avait fait, Sirius tenta de reprendre ses esprits afin de prévenir la jeune infirmière du danger que courraient son mari et sa fille.
-
Il faut que vous préveniez les aurors. Des mangemorts attaques votre demeure, ils sont quatre et encerclent votre mari et votre fille qui sont impuissants. Vite.======Hélène ne savait pas quoi dire. Encore choquée par cette réaction, elle fit cependant ce que le patient lui avait ordonné de faire. Elle courra alors en dehors de la chambre laissant Sirius tenter de reprendre son souffle.
======A quelques kilomètres de Ste Mangouste, dans un quartier isolé, les aurors transplanèrent devant une maison dont la porte était défoncée. Ils se précipitèrent à l'intérieur, baguettes brandies. Ils arrivèrent dans le salon, dans lequel quatre mangemorts encerclaient le mari et la fille d'Hélène.. Surpris par cette arrivée soudaine des aurors, ils transplanèrent tous. Un des aurors jura, énervé de ne pas avoir pu attraper les mangemorts. Un autre s'approcha des deux victimes, les rassurant que tout allait bien maintenant.
======Dans le couloir du quatrième étage de l'hôpital, le Médicomage Trane marchait en direction de la chambre Janus Thickey. Au moment où il arrivait devant la porte, une infirmière en sortait. Il ne s'agissait pas d'Hélène mais d'une certaine Alexia.
-
Ah ! Monsieur Trane ! Le patient n'arrête pas de parler de sa fiancée.
- Voyez le registre des admissions pour le nom de la fiancée. Il faut essayer de la trouver.
- D'accord.======Sur ce, l'infirmière s'exécuta pendant que le médicomage allait voir son patient. Arrivé au niveau du lit de Sirius, monsieur Trane, sous le regard interrogateur du jeune Black, donna des nouvelles de la famille d'Hélène, la famille Ronan.
-
Kévin et sa fille ont été sauvés. Il y avait bien en effet des mangemorts.
- Qu'est-ce qu'il m'arrive ? demanda Sirius, tout en étant soulagé que les Ronan soient sains et saufs.
-
Peut-être est-ce dû à un effet de Legilimens.
- J'ai appelé les Ronan par leur prénom.
- Hélène parle de sa famille à tous ses patients. Le cerveau fonctionne toujours quand vous êtes dans le coma.
- Je me trouvais dans le salon des Ronan.======Il y eu un moment de silence durant lequel les deux hommes se contemplèrent. Puis le médicomage reprit.
-
Sirius, votre cerveau essaie toujours de surmonter ce traumatisme, il va y avoir des conséquences et il est possible que ce soit une espèce d'hallucination.
- Une hallucination qui s'est avéré être réelle.
- L'esprit n'est pas toujours d'une grande rigueur et il s'amuse à nous jouer des tours pour nous pousser à réfléchir. Nous en savons moins que le cerveau que sur les autres organes du corps. C'est pareil partout. Même pour les moldus. Ce qui paraît clair c'est que votre cerveau a trouvé un nouveau moyen de fonctionner. Il lui a fallu contourner vos blessures et il s'aventure dans une région que l'homme n'utilise généralement pas du tout pour ressentir des perceptions. Chez quelqu'un d'autre, cette partie du cerveau peut être considérée comme une zone morte. Dans votre cerveau, cette zone morte s'est brusquement activée.======Après cette explication, le médicomage ausculta le jeune Black. Au contact de la main du médicomage avec la joue de Sirius. Ce dernier ressentit la même sensation que lorsqu'il avait eu la vision pour la famille d'Hélène.
Une fois de plus, il se sentit aspiré dans une autre dimension. Il se retrouva dans une ruelle sombre. Il pleuvait à torrent. Bien qu'il sentait le vent souffler, il ne sentait cependant pas la pluie couler sur lui. Il se trouvait à côté d'une femme tenant un petit enfant âgé d'à peine cinq ans et à côté d'elle se trouvait un homme un peu plus jeune qu'elle. Ils tentaient de se cacher de quelque chose. Sirius entendit des pas qui se rapprochaient de la cachette. La femme les avait entendus également. Elle donna l'enfant à l'homme et le supplia de l'emmener loin d'ici. Mais l'homme ne voulait pas laisser sa s½ur. Cependant, devant l'air implorant de la jeune femme, il céda. Il transplana avec l'enfant. Au même moment, deux hommes peu commodes se postèrent devant la femme. La vision prit fin. Sirius se sentit revenir dans son corps, dans la bonne dimension. Il tenait fermement la main du médicomage qui tentait de se retirer de l'emprise du patient.
-
Votre mère est vivante !
- Que ... quoi ? demanda, perplexe, le médicomage.
-
Votre mère est vivante ! répéta Sirius.
-
Ma mère est morte ! Tuée par des hommes pratiquant la magie noire à cause du fait qu'elle soit une née-moldue.
- Non, elle n'est pas morte. Elle est vivante !
- Mais ... ça suffit !
- Je veux Cassidy ! fit-il finalement, voyant qu'il n'arriverait pas à convaincre le médicomage.
======Sur ce, le médicomage sortit de la salle, allant demander aux infirmières de trouver une dénommée Cassidy.
======Dans une maison située près de la sortie de Londres, résidaient une petite famille qui comportait trois membres. Le père, la mère, et le fils. Le père portait une longue robe de sorcier noire. Il avait des cheveux blonds courts, des yeux bleus océans. La mère était une jolie femme à la longue chevelure noire ébène et aux yeux marron. Tous les deux étaient âgés de vingt-quatre ans. Leur fils était âgé d'un peu plus de six ans, il avait des cheveux noirs ébène, comme ceux de sa mère, et des yeux gris acier. Le petit se préparait pour aller à l'école primaire. Ses parents l'avaient placé dans une école pour moldu afin qu'il puisse apprendre les bases : savoir lire, savoir écrire, savoir compter, bien que tous les deux soient des sorciers. Ils ne doutaient pas du futur pouvoir qu'aurait leur fils. Le père prépara les dernières affaires de son fils, puis se dirigea vers sa femme.
-
Bon, ne soit pas en retard. Je n'aimerai pas à avoir te réprimander !
- Ne t'en fait pas ! Et toi fais bien attention à notre fils !
- Compte sur moi. Aller, à tout à l'heure ! Je t'aime !======Sur ce, le père et le fils sortirent de la maison au moment où une chouette hulotte s'engouffrait dans la cuisine. Elle se déposa sur une des chaises. La mère se dirigea vers le volatile et détacha la lettre. Elle alla chercher dans un des placards, un biscuit pour le donner à l'oiseau. Une fois que ce dernier eut avalé sa gourmandise, il batta des ailes et sortit de la maison. Remarquant que la lettre portait le sceau d'un établissement connu pour les sorciers, elle ouvrit la lettre, les mains tremblantes. Une fois la lettre dépliée, elle se mit à la lire. A la fin de sa lecture, la jeune Cassidy avait les larmes aux yeux.
oOoOoOoOo
Coucou !!
Et oui me revoilà !
Et oui, je l'ai posté vite ce chapitre !
Mais j'étais vraiment trop inspirée pour ce chapitre et je voulais à tout prix l'écrire !
J'espère qu'il vous a plut ^^
Donnez moi vos impressions !
Aussi, à partir de maintenant je fait du chantage !
Je demande 70 coms.
Bisoux ! @ +
Soso